Le trouble schizotypique.

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Le trouble schizotypique - définition -

1. Le trouble schizotypique et les thérapies basées sur sur la mentalisation Nous rencontrons souvent des personnes atypiques , originales qui se fondent plus ou moins dans la société. Elles ont juste une personnalité différentes et il n'y a rien d'anormal à cela. La norme n'est qu'une personnalité type avec un ensemble de critères partagés par le plus grand nombre, une "moyenne " comportementale. Il arrive , cependant, parfois que cette excentricité confine à la "bizarrerie" et qu'elle entraine des perturbations dans la vie de cette personne ainsi que dans celle de ses proches. Le trouble schizotypique se caractérise par des comportements étranges accompagnés d'isolement social atteignant parfois le délire et la phobie.
Attention , même si la racine schizo signifiant la dissociation, l'action de couper, est la même que celle de schizophrénie ou trouble schizoïdes. il ne s'agit pas des mêmes troubles. Ils peuvent éventuellement partager des points communs.
La personnalité est l'ensemble de nos motivations , besoins , actions et histoire personnelle au travers du prisme de notre éducation qui s'expriment ainsi que nos habitudes, décisions, impliquant nos choix de vie et de conduite qui "cadrent" notre existence. Ainsi notre comportement est déductible de nos traits de personnalité , de notre caractère qui nous sont propres. Il est donc plus ou moins prévisible.
Le trouble de la personnalité est donc une "déviance" vis à vis de la norme, de ce que la société attend, ainsi que les individus par exemple lors de toutes relations sociales.
il n'existe pas de définition véritable de la normalité. Ce qui tend à démontrer que le concept même de normalité est extrêmement vague. Cependant le trouble de la personnalité sors de la normalité quand il entraine une véritable souffrance , en particulier des difficultés affectives et relationnelles.
Quand ces traits de caractère apparaissent sous la forme de multiples comportements désorganisés qui augmentent sans cesse et affectent le bon déroulement de la vie familiale, professionnelle et sociale ,il devient certain que la personne souffre d'un trouble de la personnalité.
Les symptômes.
En schématisant, les principaux symptômes sont un retrait social avec angoisse importante, une certaine excentricité dans l'apparence , de la paranoïa , un besoin d'isolement social avec avec hypersensibilité à la critique voir aux conseils avec attribution de pensées négatives et persécutoires à ses pairs.
Un langage maniéré usant de métaphores , d'allusions souvent vagues , digressif. Le sujet semble parfois se parler à lui même ,oublier la présence d'autrui. Il n'a pas ou très peu d'amis et se confie en général aux proches du premier cercle. il est introverti, a des affects inappropriés ou restreints, refuse le contact physique. Le patient a recours à des pensées magiques (superstition, voyance, télépathie) sans relation avec les normes représentatives d'un groupe culturel connu. Il est obsédé par des idées religieuses et philosophiques, ce qui est commun aux symptômes positifs de la schizophrénie. il est victime de ruminations obsessionnel , souvent à caractère dysmorphophobique, sexuel ou agressif. Ce type de patient souffre aussi souvent de dépersonnalisation ou déréalisation. Ce trouble peut dégénérer vers de la schizophrénie , mais dans de rare cas.
Hypothèse
Il semblerait que la personne atteinte du trouble de la personnalité schizothypique ressente une grande angoisse quasi permanente, une peur archaïque. Les relations sociales ajoutent de l'angoisse , une pression que la personne s'impose dans une sorte d’idéal de perfection.
Le sujet , dans certain cas, par un défaut de mentalisation (difficulté à percevoir les besoins , intentions et émotions d'autrui et les siens propres )s'invente tout un système artificiel et factice de sociabilité, un masque social sorte de cadre, de garde fou, une règle de conduite à tenir avec les individus. Il est en "mode semblant". Il n'est pas dans la manipulation comme le pervers narcissique, dans l'obtention d'un avantage et donc dans le chantage affectif. Il s'agit pour lui de pouvoir interagir avec autrui en évitant les conflits et en dissimulant qui il est vraiment inconsciemment. Il reste un introverti avec un masque social. Cependant , il rentre en contradiction avec sa vrai personnalité, et lors de phase aiguë d'angoisse , il ne supporte plus ses relations fictives. Afin d'apaiser ses peurs archaïques , ces relations vont servir de fusibles , de leviers de rééquilibrage. Les ruptures sont souvent brutales, le sujet retrouvant son unité et une forme de paix intérieure. [ En savoir plus ]

Le trouble schizotypique.
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